Petite histoire du fondateur du Comptoir des Crus
Jean-Pierre Rudelle a vu le jour au printemps 63 à Perpignan sur les terres catalanes. Il a grandi au sein d’une famille qui cultivait une forte sensibilité pour le bon goût du terroir. Très vite, ses papilles sont à bonne école. Il déguste les bons petits plats d’une maman comptable chez un négociant en vin. Déjà, comme un destin qui se dessine ! Son père fait quant à lui étalage de ses talents de commercial dans le secteur de la charcuterie et des produits laitiers. De quoi attiser une vocation pour un métier de bouche !
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La façon dont mes parents débouchaient différemment ces bouteilles m’a beaucoup marquée. Il y avait du respect. Comme une espèce de cérémonial ». Un souvenir à jamais gravé dans sa mémoire de caviste ! Après le bac, il prépare un brevet de technicien supérieur (BTS) agricole à option « Elaboration et commerce des vins et spiritueux ». Ce brevet pour lequel il y existe une forte demande est monté en collaboration avec la CCI de Paris-et le Ministère de l’Agriculture. La première année s’êffectue-dans un lieu de production, en l’occurrence Macon, et la deuxième année sur un site de consommation, à savoir la capitale, Paris.
Lors de cette formation, Jean-Pierre Rudelle connaît à nouveau une émotion forte. Lors de son premier stage de vinification qu’il effectue dans un domaine du Roussiilon, le Château de Jau, il effectue un jour le remontage de l’Aramon sous un foudre. « Je vivais là réellement mon premier contact charnel avec le vin, se remémore-t-il. Ces effluves d’aramon venaient titiller mon nez qui s’enivrait de fragrances de framboises et de fruits rouges. Intense ! »
Au cours de sa formation qui se voulait aussi commerciale, Jean-Pierre Rudelle s’est exercé aux animations en supermarché. Au travers de l’association des élèves, il réalise également des dégustations haut de gamme et donne même des cours d’initiation aux élèves d’HEC.
« II n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-
vous ».
Après la formation au milieu des aimées 80, Jean-Pierre Rudelle se lance dans le grand bain du marché du travail. Celui qui douche parfois les vocations les plus chevillées au corps. Premier job : la vente d’aspirateur. Histoire de se faire les dents. Heureusement, la volonté d’assouvir son amour du vin le rattrape assez vite. Il reprend une formation à Carcassonne consacrée à la gestion des caves coopératives.
Et comme la écrit Paul Eluard : « II n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez- vous ».En 1987, Jean-Pierre Rudelle retrouve Bernard Dauré du Château de Jau qui lui fait part de sa décision d’ouvrir un supermarché du vin sur Perpignan. Le nom du magasin : Magnum. Jean-Pierre Rudelle en devient le responsable. La tentative était osée, elle s’avère effectivement délicate. L’emplacement pas vraiment idéal, le côté surdimensionné, le stock difficile à financer, l’affaire est délicate à gérer. Elle va péricliter.
Il a 28 ans, l’âge de se prendre en main. Il s’installe en indépendant. « Je loue un garage, j’achète une palette et j’essaie de me débrouiller tout seul ». Pas facile cependant. Jean-Pierre Rudelle n’a pas vraiment l’âme d’un vendeur démarcheur. Il n’aime pas outre mesure aller bousculer les intimités. Fort de cette expérience, il crée la SARL Le Comptoir des Crus en 1992.
Le premier octobre 1992, la Comptoir des Crus ouvre ses portes, rue du Marché de
Gros à Perpignan dans : les 35 m2 du garage de la grand-mère d’un des associés. « Je
me souviens encore du budget total d’ouverture : 42 000 francs à l’époque, poursuit
Jean-Pierre Rudelle. Je n’ai pas payé de loyer pendant deux ans et ensuite le loyer est
toujours resté raisonnable ». Dans cette petite cave auxallures improbables, s’est tout
de suite pressé et compressé le tout Perpignan en quête d’une bonne bouteille. Un
lieu précieux où Jean-Pierre Rudelle prodiguait les bons conseils à une clientèle
séduite et fidèle !
Résultat : le Comptoir des Crus pose son empreinte sur la ville et devient une référence.
« Exploiter à plein régime la notion de loisirs du vin »
En 2002, alors que le chiffre d’affaires stagnait, Jean-Pierre Rudelle a pris ; la décision de déplacer sa boutique avec une appréhension. « Nous avions de perdre notre âme en déménageant ».
Aujourd’hui, autant dire que cette crainte n’a plus lieu d’être. Jean-Pierre Rudelle qui a eu une superbe opportunité d’achat « je suis de venu propriétaire des murs de mon établissement » a donc aménagé dans un local de 250 m2 à plus fort potentiel sur l’avenue Général Leclerc à Perpignan.
En 2011, ce local sera situé quasiment en face du futur théâtre de Perpignan : le Grenat, construit par Jean Nouvel. Un emplacement privilégié !

